Impacts du maraichage agroécologique sur la vie d’une femme maraichère

Dans la commune de Sô-Ava (département de l’Atlantique), les organisations ACED et Gevalor ont appuyé des jeunes et femmes maraichers à valoriser en compost la jacinthe d’eau, une ressource abondante mais envahissante sur de nombreux cours d’eaux intérieures au sud-Bénin. Tout en permettant de contrôler la prolifération de cette plante, l’initiative a permis de fournir une source d’engrais organique à bas coût aux maraichers à partir du compost obtenu.

Le projet a en outre accompagné les jeunes et femmes maraîchers dans la commercialisation des produits récoltés en leur aménageant un point de vente visible dans le marché le plus proche – marché Akassato – et en les outillant sur des techniques de vente et marketing en vue d’attirer la clientèle.

L’histoire ici relatée a été recueillie dans le village de Gbessou, arrondissement Houédo-Aguékon, commune de Sô- Ava, auprès de Rolande Hounmanon, une bénéficiaire du projet. D’une parton récit met en évidence les améliorations du projet sur les rendements agricoles, les revenus des femmes maraichères et la visibilité des produits maraichers. D’autre part, il permet d’apprécier les impacts sur l’autonomisation des femmes, leur participation au processus de prise de décisions et la sécurité alimentaire et nutritionnelle du ménage.

A travers son expérience, il ressort qu’une innovation agricole impliquant les femmes peut renforcer leur autonomisation sociale et économique tout en contribuant à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du ménage. Cependant, la promotion de l’agriculture agroécologique et un accès des femmes aux produits financiers renforceraient les impacts du projet.

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