Les pauvres en milieu urbain : insécurité alimentaire et volonté à s’engager dans l’agriculture urbaine

L’urbanisation mondiale rapide doit pouvoir suivre le nombre croissant de pauvres en milieux urbains qui manquent de ressources naturelles pour faire face aux pénuries alimentaires et à la volatilité des prix. Par conséquent, un élargissement des filets de sécurité pour les pauvres en milieux urbains vivant dans l’insécurité alimentaire mérite une attention urgente dans les agendas politiques. Pourtant, ce n’est pas une tâche facile, essentiellement pour deux (2) raisons.

En premier, les politiques ciblées nécessitent un profilage pour identifier les pauvres des milieux urbains en insécurité alimentaire. En second, l’accès à la nourriture ne peut être garanti que si les pauvres en milieux urbains sont renforcés dans la détermination, de manière indépendante, de leur propre destination. Le Bénin est un exemple typique ; trente-et un pourcent (31%) des ménages urbains sont pauvres et cachés dans de grandes métropoles sans moyens d’améliorer leur sécurité alimentaire.

Ce document a pour objectif de soutenir les politiques qui améliorent la sécurité alimentaire des pauvres en milieux urbains : premièrement, en identifiant le segment d’insécurité alimentaire au sein de la population urbaine ; deuxièmement, en analysant les possibilités et les contraintes pour la participation à des jardins communautaires ; une politique d’intervention qui permet aux citadins pauvres de se prendre en charge. L’enquête, menée auprès de quatre-vingt-huit (88) citadins pauvres, révèle des niveaux d’éducation faibles, un manque de ressources financières, des conditions de logement surpeuplées et insalubres et un accès limité aux services sociaux et aux établissements de santé ; soixante-seize pourcent (76%) sont en insécurité alimentaire.

Une régression logistique ordonnée par étapes montre que la sécurité alimentaire est influencée par la ville d’habitation, le sexe, la possession d’une moto et l’accès à un système de santé formel. Concernant la participation aux jardins communautaires, nous avons constaté que quatre-vingt-dix-neuf pourcent (99%) étaient disposés à y participer. Pourtant, les compétences techniques, le temps, le capital, la distance par rapport aux jardins, les relations intra-ménage et la sécurité sont des contraintes potentielles à la participation.

Mots clés : Urbanisation ; pauvreté ; sécurité alimentaire ; planification urbaine ; villes ; Bénin.

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